Comment travailler en voyageant, voyager pour travailler ?

Comment travailler en voyageant, voyager pour travailler ?

Jobs et opportunités à connaître pour voyager beaucoup en travaillant ou étudiant

C’est sans doute la question que l’on nous pose le plus ! Alors comment faire pour voyager beaucoup, tout en travaillant et sans se ruiner ?

On vous donne dans cet article très détaillé, que j’ai pris beaucoup de temps à écrire, nos meilleurs conseils. Vous trouverez ce qu’il faut savoir pour travailler tout en voyageant, on vous parle des programmes régionaux pour travailler à l’international et même nos premières interviews de retour d’expérience PVT Australie et VIE. (rien que pour vous 😉 )

  1. Le working holliday ou PVT
  2. Interview de Max, PVT Australie
  3. Le fruitpicking, cueillette de fruits
  4. Interview Max, expérience fruitpicking
  5. Les jobs saisonniers
  6. Les opportunités pour les étudiants
  7. Les jobs qualifiés
  8. Interview François, expérience VIE

Comment trouver un travail à l’étranger ?

Au risque d’en décevoir certains, mais de rassurer tous les autres, oui, il faut travailler pour pouvoir bouger, et les Grainedevagabonds travaillent en voyage également.

Premier grand scoop de cet article donc. Pour voyager beaucoup sans courir à sa perte financière, ça demande du labeur.

Faire un budget, avoir des bons tuyaux, des fois du piston, ou à défaut, d’être juste fils de millionnaire, ça doit aider encore plus !

Notre premier grand voyage en 2015 a pu se faire grâce à des économies. Un travail saisonnier pour moi en tant que serveuse/barmaid sur une plage dans le Var et un emploi étudiant dans la grande distribution pour Johann.

⇒ Nous connaître

Aujourd’hui il est plus facile de voyager pour pas cher avec les nouvelles compagnies aériennes sur le marché.

⇒ Voir notre article sur “Comment voyager moins cher en avion”

Beaucoup de jobs sont accessibles à tout le monde sur la route, sans qualifications particulières ni expériences.

De nombreux programmes régionaux existent, permettant un effet “boost”, pour partir travailler à l’étranger.

Il vous faudra , un visa particulier permettant de pouvoir travailler sur le sol du pays que vous visitez en même temps que vous voyagez.

Coucher de soleil dans le bush en Australie
coucher-de-soleil-bush-australie (photo personnelle de Max)

 

Ce visa en question on appelle ça un working holliday, un PVT pour Permis, Vacances, Travail. Beaucoup de pays font partie du programme, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, le Japon, le Canada, Hong-Kong, l’Argentine ou encore l’Australie.

Quoi de mieux pour en parler qu’un retour d’expérience?

  • Hello Max, mais, qui es-tu au juste ? 

Je m’appelle Max, j’ai 27 ans, j’ai travaillé 7 ans en France dans l’hôtellerie restauration, en grande distribution et événementiel. Je suis titulaire d’un Master Politique et gestion commerciale d’une entreprise (beaucoup de mots pour pas grand-chose).

J’aime voyager depuis toujours, les sport extrêmes, rencontrer des gens, découvrir d’autres horizons, faire la fête, des randonnées, vivre tout simplement, faire tout ce dont j’ai envie et kiffer !!!

Portrait d'un saisonnier en fruitpicking en Australie avec son sac d'oranges

  •  Quelles sont les premières démarches à effectuer pour le PVT ? 
  1. Ne te pose pas de questions! JUST DO IT !!!
  2. Regarde les billets d’avion tous les jours ( tu peux trouver entre 800 et 1500€ A/R)
  3. Fais ta demande de visa sur le site du gouvernement Australien (30 min pour faire la demande et entre 24h à 1 mois pour avoir la réponse, coût 320€ environ)  
  4. Demande le permis international en préfecture (2 mois de délai, gratuit)
  5. Trouve toi une assurance de santé privé, j’ai pris Chapka c’est la mieux ( 500 euros l’année il me semble)
  6. Prends de l’argent en cash, échanges ta monnaie à un bureau de change en France
  7. Vérifie que ton passeport soit valide, pour le départ et le retour
  8. Book une auberge de jeunesse pour tes première nuits. Personnellement, j’avais rien fais et j’ai tout trouvé une fois sur place mais je suis du genre à ne pas forcément tout planifier !!
  9. Crées ton CV en anglais et imprime-le !! (regarder les templates de cv en anglais pour l’Australie, c’est pas les mêmes qu’en France)
  10. Mets toi à l’anglais rapido !!!
  11. Imprimes tout tes documents importants en double (visa, passeport, assurance, billet d’avion, carte d’identité, permis Français/international)
  12. Achètes un bon et gros backback plus un petit, un adaptateur universel pour charger ton téléphone, et une batterie externe
  13. Prévoies d’acheter des vêtements en France car en Australie tout est cher, de la tong à la crème solaire (et oui le soleil en Australie est le plus dangereux du monde)
  14. Achètes un guide sur l’Australie ou renseignes toi bien via tes blogs préférés
  • Comment s’est passé ton arrivée à l’aéroport avec ce visa particulier ? 

Je suis arrivé à Sydney sans aucun problème! J’ai même acheté ma carte sim australienne là bas. Ne surtout pas changer sa monnaie à l’aéroport, ce n’est pas avantageux.

  • Qu’est-ce que tu as fait en premier en arrivant dans le pays ?

J’ai ouvert un compte bancaire (westpac), j’ai acheté une carte sim (telstra), demander mon TFN , j’ai passé un test « le RSA » qui permet de travailler dans les restaurants, bars, etc.

C’est obligatoire pour travailler dans la restauration et l’hôtellerie. Pendant que toute l’administration se mettait en place j’ai profité de ma vie à Sydney (fêtes, surf, restaurant, tourisme etc)


voiturette dans un champs d'agrumes en australie avec 2 travailleurs saisonniers
Travail en ferme en Australie (photo personnelle Max)

Sans doute un des jobs les plus connus, à effectuer quand on prend la route pour une longue période c’est le fruitpicking. Très répandu en Australie et Nouvelle-Zélande ou encore en Colombie britannique au Canada.

Quand on pense fruitpicking, les deux tâches qui nous viennent à l’esprit sont soit le travail de sélection, soit le travail dans une usine de conditionnement.

En fait beaucoup d’autres possibilités d’emploi existent dans le secteur. Voir le très bon article, avec chaque métier détaillé de pick the World.


Comment as-tu trouvé ton premier job fruitpicking?

Sur le site “GUMTREE qui est l’équivalent du “Bon coin” en France. Mes mots clef de recherche étaient « fruit picking, farm job, woofing, helping job »

Il y a d’autres sites comme : backpacker job board, fruit picking jobs Australia, pick the world, Gap 360 et d’autres !!

Inscrivez-vous sur les groupes facebook comme les “Français en Australie”, “les branleurs en Australie”, “Australia backpackers”, “Job Australie”… Il y a beaucoup plus de chances de trouver par ce biais que sur les sites!

  • Pourquoi avoir choisi ce job en voyage plutôt qu’un autre?

J’ai décidé de choisir de travailler en ferme (fruit picking) car pour renouveler son PVT de 1 an, il faut avoir travaillé 88 jours en ferme. En plus, il y a énormément de travail en ferme, bien payé.

  •  Est-ce un travail légal? 

Oui et pour cela il faut obligatoirement avoir un TFN (TAX FILE NUMBER). C’est ton numéro d’imposition australien que tu dois donner à ton patron à chaque fois que tu remplis un contrat de travail. Sans le TFN, tu ne pourras pas travailler et tu seras taxé a 42% au lieu de 15%. Pour obtenir le TFN, tu fais uniquement ta demande en ligne depuis l’Australie, sur le site de lATO (Australian Taxation Office).

C’est une démarche assez rapide, alors faites votre demande dès que vous arrivez en Australie et en attendant de recevoir votre TFN, profitez-en pour faire les touristes !!!

Une fois votre TFN reçue, vous pouvez commencer à travailler.

  • Est-ce facile de travailler dans le secteur sur la durée ?

Le fruit picking est un secteur durable selon la saison. Par exemple le picking d’orange, citron, mandarine, se déroule pendant l’hiver de avril à octobre selon les endroits en Australie (voir la carte par région de pick the world), les cerises de novembre à janvier généralement (le picking de cerises c’est là où on gagne le plus d’argent).

Niveau contrat de travail, c’est très simple, TOUS les employeurs donnent un contrat à remplir et à signer. S’il ne le fait pas, c’est soit du “cash hand” ( travail au black), soit le patron n’est pas honnête et il ne vous payera pas.

Dans ce cas vous contactez la police “fairwork” (généralement juste dire “fairwork” fait flipper les patrons). 

Autre facilité de ce job, on peut quitter son travail du jour au lendemain, en prévenant à l’avance quand même, question de respect.

  • Comment ça se passe pour le salaire ?

Tous les employeurs doivent te faire signer un contrat de travail généralement en CASUAL  (équivalant du CDD mais sans date de fin de contrat pour le “fruitpicking” et “farm job”).

Pour plus d’infos cliquez ici

Les salaires sont versés toutes les semaines, et chaque semaine le patron vous envoie une “PAY SLIP” (fiche de salaire) à conserver si jamais vous voulez renouveler votre visa.  

Quand les saisons sont finis ou que tu souhaites partir plutôt, demande au patron tes “days farms” (jours de ferme), c’est les jours dont tu as besoin  pour renouveler ton visa ( tu dois en avoir 88 jours minimum).

Les “days farm” sont un papier pré-imprimé que le patron doit remplir, de quand à quand tu as travaillé, il doit mettre son “employer’s ABN” (son identifiant de patron) et sa signature.

  • Peux-tu faire valoir ton expérience, ton temps de travail sur le sol français ?

Tout dépend de ton travail en France, mais je sais que de mettre “anglais courant” et “séjour d’1 an à l’étranger” sur le CV français peut ouvrir des portes ou permet d’accéder a des jobs mieux rémunérés.

Faire valoir ton temps de travail sur le sol français, n’est pas possible à ma connaissance. Après j’ai jamais vraiment cherché, il me semble que tu dois déclarer tes revenus d’Australie sur ta fiche d’imposition française, après avoir payé des impôts déjà en Australie…

Mais bon entre nous, après avoir goûté à d’autres pays, cultures, mentalités, façons de travailler, tu ne voudras pas revenir en France !!!

  •  Y a t’il des taxes/impôts sur ton salaire, en Australie et/ou en France ?

En Australie tu es taxé directement à la source, soit 15% sur ton salaire. Il me semble que tu es taxé à 15% si tu ne dépasses pas 37 000$/an, au-delà tu es taxé a 32%.

  • Qu’est ce qui t’as le plus plut dans ce job ?

Tout au long de mon “working holiday“, j’ai quasiment travaillé que dans des fermes, car tu peux te faire de l’argent facilement et rapidement.

C’est en ferme ou j’ai rencontré les plus belles personnes et j’ai beaucoup aimé vivre en communauté.

  • Le referais-tu ? Dans les mêmes conditions ? 

Après mon PVT en Nouvelle-Zélande (2018) je veux repartir en Australie (merci les days farm ) et ce dans les mêmes conditions!


  • La saison des champignons de feu

Il y a d’autres possibilités de jobs. Comme faire la cueillette de champignons, des morilles plus particulièrement, appelés champignon de feu au Canada.

Si l’expérience vous intéresse et que vous voulez en savoir plus, on vous invite à visiter la page de notre ami Teacher on the road. Il a lui-même expérimenter.

N’hésitez surtout pas à le contacter. De nombreux forums existent sur le sujet, où des annonces de recherche de partenaires pour faire la saison sont directement postés.

Elle commence aux alentours de avril/ mai selon les années.

morilles dans un champs
La cueillette des morilles au Canada un job saisonnier qui rapporte
  • La saison de pêche en Alaska

L’été est très touristique dans cette région du Nord des Etats Unis. Il y a de ce fait énormément de possibilités d’embaucheLa plupart des emplois sont dans le secteur de l’industrie de la pêche et du saumon.

Ces jobs sont saisonniers et donc sur de courtes périodes. Ils sont réputés difficiles et risqués. Si vous n’avez pas froid aux yeux, foncez ! Il y a un gros cotât horaires, loin des 35 h légales/semaine en France.

Ici, on parle plus de 16 heures par jour.travailler en voyageant

 

  • Le Work and travel

Si vous êtes encore étudiant et que vous rêvez de découvrir les États-Unis, l’expérience work and travel est à portée de main.

Nous n’avons pas testé cette expérience, mais c’est sûr qu’en tant qu’anciens étudiants, on aurait bien tentés.

Un super moyen pour travailler en voyageant, vu qu’on travaille en même temps qu’on découvre le pays de l’oncle Sam (mais au fait pourquoi on dit le pays de l’oncle Sam hihi).

  • Le service civique

Trop méconnu à mon sens, le service civique reste pourtant une opportunité énorme de travailler et voyager en  même temps pour les jeunes de 18 à 25 ans , jusqu’à 30 ans pour ceux en situation de handicap.

travailler en voyageant avec le service civique

Il y a énormément d’offres de missions, sur tous les continents et dans tous les domaines.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur encourage les jeunes diplômés à la mobilité internationale en leur proposant un programme d’accompagnement : le dispositif FAJE.

A la clef, une première expérience professionnelle de 6 mois en Europe ou à l’étranger. (article à venir plus détaillé )

A SAVOIR

♦ Réunion d’information sur le programme session 2018/2019 le 26 Septembre à Toulon.

♦ D’autres réunions sont prévues à Marseille et Nice. Renseignements auprès de Pole emploi ou de la Région Sud

♦ Foire de Marseille du 21 Septembre 2018, la région y aura un stand dédié pour tous qui est mis à disposition pour les jeunes

travailler en voyageant avec le programme FAJE et PRAME de la region sud

  • Le programme PRAME

Vous pouvez aussi profiter en tant qu’étudiant, de faire vos stages d’études à l’étranger.

Toujours mis en place par la région PACA, le programme PRAME, est une aide à la mobilité internationale des jeunes.

Ça vaut le coup de se renseigner si d’autres programmes semblables existent dans la région où vous êtes 😉

  • Le service volontaire européen

Le SVE, est une partie intégrante du volet Jeunesse et Sport du Programme Erasmus +.

Ce programme offre une expérience de mobilité et d’engagement dans un autre pays pour les jeunes de 17 à 30 ans.

> Pour en savoir plus sur le programme Erasmus, on vous conseil l’excellent blog Destination Erasmus.

travailler en voyageant avec le service civique europeen

travailler pour voyager, la liberté absolue
jobs-saisonniers-ou-travail-qualifiés-pour-travailler-et-voyager
  • Pole emploi international

Si vous avez fait des études et que vous êtes qualifié dans un domaine, plusieurs options s’offrent à vous.

Tous les sites et plateformes de recherches d’emploi, ont un volet à l’international.

Beaucoup d’offres intéressantes sont publiées chaque jour sur pole emploi international et Indeed

Il vous suffit d’indiquer le domaine dans lequel vous recherchez, le continent et c’est parti.

Les professionnels postent leur besoin et vous pouvez y répondre en envoyant votre cv directement.

  • VIE, volontariat international en entreprise

Pour les moins de 28 ans on recommande chaudement de regarder si un VIE ou VIA (volontariat international en administration) vous correspond via civiweb.

Mais au fait c’est quoi un VIE?

Beaucoup plus enrichissant qu’un stage, c’est un réel tremplin à une future carrière professionnelle. Comme son nom ne l’indique pas, ce n’est pas du volontariat, vous êtes rémunéré pour votre travail et même très bien payé.

C’est une mine d’or pour les diplômés. Des entreprises françaises installées à l’étranger, recherchent des français qualifiés pour intégrer leurs équipes.

  • Présentation brève, qui es-tu?

Salut Les Graines de vagabonds !

Je suis François, j’ai 26 ans, je suis originaire de Toulon (d’un petit patelin pas loin pour être exact).

Ayant fait une école d’ingénieur et toujours désireux de découvrir le monde (mes parents sont des joyeux backpackers …), à la fin de mes études, j’étais un peu frustré de ne pas voyager autant que je le souhaitais.

  • Comment as-tu connu le VIE ?

J’avais déjà fait un état des lieux de mes possibilités pour partir à l’étranger travailler.

PVT, continuer mes études dans une autre université, faire des petits boulots jusqu’à trouver un job qui me plaît à l’étranger, et V.I.E.

En fouillant le site Civiweb, j’ai décroché celui qui m’a permis de visiter l’Asie du Sud Est.

  • Peux-tu en donner ta définition ? Quel domaine embauche ?

Littéralement Volontariat International en Entreprise, il s’agit d’un programme de mobilité professionnelle qui lie un/une jeune français(e) de moins de 28 ans à une entreprise française à l’export.

Il y a toute sorte de missions, de l’ingénierie à la comptabilité en passant par le marketing, la vente, la construction, achats, services, supports etc.

A SAVOIR

Il existe aussi le V.I.A en Administration pour les services de l’Etat français (exemple les consulats, ambassades, services d’export Business France, etc.)

En échange d’une rémunération nette qui dépend du pays d’affectation, le jeune V.I.E. se voie confier des missions souvent plus larges et avec plus de responsabilités qu’en France pour le même niveau d’expérience.

A SAVOIR

Toute personne âgée de plus de 18 ans et de moins de 28 ans à la date d’inscription peut prétendre à un volontariat international

Le départ en mission s’effectue au plus tard le jour du 29eme anniversaire

Aucunes dérogation n’est accordée

travailler en voyageant programme VIE entreprise francaise à l'etranger

  • As-tu des conseils à donner pour réussir les phases de recrutement ?

Il s’agit d’un vrai recrutement comme pour n’importe quel poste. Il faut donc bien le préparer et savoir qui est l’entreprise, son marché et ses attentes.

En plus des compétences clairement indiquées sur la description de poste (qu’il faut posséder), il est souvent important de faire valoir d’autres qualités que l’on apprend en voyageant comme la persévérance, la patience, des compétences linguistiques, l’adaptabilité et l’ouverture.

  • Parlerais tu de tremplin dans une carrière professionnelle ?

Bien-sûr je conseille cette expérience car il s’agit d’un tremplin pour la suite !

D’une part vos missions et votre rôle au sein de l’entreprise vous vaudront très certainement un emploi durable avec votre entreprise d’accueil, le plus probablement à l’étranger.

Pour ceux motivés par une carrière à l’international, votre CV portera la preuve que vous êtes capable de vous adapter, en milieu professionnel, à de nouveaux contextes, ainsi qu’à être débrouillard et crédible.

  • As-tu eu des désillusions quant à ton poste, ou au contraire des bonnes surprises ?

Dans mon cas cela a été parsemé de surprises (bonnes et mauvaises) qui sont souvent dues à des projections que l’on se fait de la mission ou du pays d’accueil, ou à des connaissances faussées.

Par exemple, je croyais que mon pays d’accueil, la Malaisie, serait un pays assez pauvre en voie de développement, qui serait très « système D ».

C’est en réalité aujourd’hui un pays assez riche (même si tout le monde n’en profite pas) où les gens parlent très bien anglais (langue commune pour ses habitants d’origine malaise, chinoise et indienne ainsi que communes aux expatriés).

D’un autre côté, les infrastructures (routes, aéroports, télécoms) sont excellentes et il est très facile de voyager très souvent dans l’arrière-pays, à Bornéo (coupée en 2 entre la Malaisie et l’Indonésie) et les pays voisins (Singapore, Thaïlande, Birmanie, Laos, Cambodge, Philippines, etc.).

C’est une très bonne base pour travailler et se faire plaisir.

 

voyager beaucoup sans se ruiner, travailler en voyageant est la solution
Les Graines de vagabonds en sortie bateau en Malaisie avec François et Alicia
  • Quels conseils peux-tu donner à ceux qui sont intéressés ?

Pour ceux qui sont intéressés par un V.I.E., je conseille de se poser quelques questions.

– Est-ce que je veux partir pour partir, pour voyager ou pour travailler ?

Le V.I.E. doit être considéré comme un vrai emploi rémunéré (donc avec un boss qui demande des comptes).

Dépendamment des missions et de la taille de l’entreprise, les missions peuvent être très larges et variés ou au contraire très spécifiques.

C’est une opportunité d’habiter et travailler à l’étranger certes, mais cela est encore mieux quand on aime ce qu’on fait là-bas et que l’on se plaît à habiter dans la ville d’accueil.

Regardez-en détail l’entreprise, sa culture, son actualité, pour vous y projeter.

Idem pour le pays et la ville d’accueil. A savoir que le V.I.E est renouvelable 1 fois dans la limite de 6 à 24 mois maximum.

  • Est-il facile de transformer ton expérience VIE en un contrat plus perrin ?

En sortie de V.I.E, si la mission s’est bien passée, après 2 ans d’ancienneté, votre entreprise d’accueil a toutes les bonnes raisons pour vous embaucher en CDI pour continuer.

Vous pouvez aussi faire valoir cette expérience pour avoir de meilleures conditions salariales si vous revenez en France dans cette entreprise ou dans une autre.

Une chose est sûre, la première année (si vous commencez sur un V.I.E de 12 mois renouvelable une fois par exemple), ce sont les conditions imposées par Business France (l’employeur pendant la durée de la mission) qui s’appliquent.

Dans certains cas (par exemple les pays dangereux, les pays pétroliers ou autres), l’entreprise d’accueil peut vous donner certains avantages en nature (logement, véhicule, téléphone etc.) mais légalement elle n’est pas obligée.

  • Doit-on accepter, dès le départ, toutes les conditions proposées par l’entreprise, ou a t-on une marge de négociation ?

C’est à chacun de négocier ses conditions mais il faut garder en tête que le V.I.E, en acceptant ce statut, accepte les conditions établies par Business France, qui dépendent du pays d’accueil (niveau de vie).

Ces conditions permettent de vivre tranquillement dans le pays d’accueil.

  • Existe-t-il des organismes d’aides ou d’informations vers qui se tourner pour effectuer tes démarches VIE ?

Le plus grand vivier d’offres de V.I.E et V.I.A est civiweb.

Vous pouvez aussi démarcher une entreprise pour un projet qui vous tient à cœur et pour lequel vous avez des compétences et introduire votre candidature sous le statut de V.I.

Pour l’entreprise ce statut est fiscalement très intéressant et elle peut aussi recevoir des financements de la Région pour prendre en charge votre indemnité (rémunération).

>Voir le programme FAJE dans l’article

Donc pour l’entreprise c’est presque gratuit la première année si elle fait les démarches.

Renseignez-vous auprès de la Région de l’entreprise pour cela. Ça vaut le coup de tenter !

  • Que ressors-tu de ton expérience ?

Pour moi cela a été une expérience très positive. J’ai pu partir à l’étranger, mais cette fois pour travailler et donc penser au long terme, car c’est une mission et un pays qui me tenaient à cœur.

En fin de V.I.E, j’avais une vraie expérience concrète pour me représenter sur le marché de l’emploi, qui plus est j’avais eu plus de responsabilités que si j’étais resté en France immédiatement après mes études.

J’ai aussi appris beaucoup sur l’export, les langues et la vie à l’étranger en générale. J’ai beaucoup voyagé dans toute la zone, rencontré des gens inspirants et développé des projets avec des locaux.

En somme je continuerai 🙂


 

Comme vous pouvez le voir, il y a de nombreuses possibilités pour travailler en voyageant.

C’est ce qu’on appelle le “slow travel, un voyage dit lent où on profite.

Nos astuces préférées pour travailler en voyageant, sont sans aucun doute le VIE et le PVT. Pour les moins de 30 ans généralement (les règles changent pour certains PVT), ça diffère pour chaque pays.

Ce visa vous permet de travailler légalement pour une période de 1 a 2 ans comme on l’a vu plus haut. Certains pays sont dépassés par les demandes, comme c’est le cas avec le Canada, où décrocher un PVT est le graal.

Aujourd’hui c’est un système de loterie ce qui rend les chances très minces de l’obtenir. Si vous êtes intéressés par les différents procédés pour immigrer au Canada, dites-le nous en commentaire, on fera un article, car on connait bien le sujet.

Mais pour la majorité des autres pays adhérents au système, il vous suffit de payer vos droits au visa, remplir les démarches administratives et de vous envoler.

Bien-sûr cette liste n’est pas exhaustive, bien d’autres possibilités existent sûrement.

On vous a listé nos dernières trouvailles intéressantes…

N’hésitez pas à rajouter vos astuces et conseils en commentaire, pour qu’on puisse actualiser l’article au fur et à mesure. Et de nous donner votre avis sur l’article.

 

Bon vent les vagabonds

graine de vagabonds couple heureux

Lucie&Johann- Graines de vagabonds-

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3 Replies to “Comment travailler en voyageant, voyager pour travailler ?”

  1. Super conseils ! J’espère pouvoir les appliquer très bientôt lors d’un prochain voyage !

    1. Lucie&Johann -Grainedevagabonds- dit :

      Merci Thomas pour ton commentaire. On espère qu’ils te seront utiles alors et n’oublies pas de revenir nous voir pour nous parler de ton prochain voyage😁

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